Vous avez des droits lorsque vous prenez un vol international, en vertu de la Convention de Montréal. Vous n’avez donc pas à vous inquiéter si vous subissez des préjudices pendant le vol. Elle a été mise en place pour vous protéger, mais elle est un peu plus floue que certaines autres lois sur l’indemnisation des vols.

Qu’est-ce que la Convention de Montréal ?

La Convention de Montréal est la réponse du Canada à la CE 261 de l’Union européenne, bien qu’elle ait été mise en place en 2003, avant de nombreuses réglementations modernes. Elle protège les millions de personnes qui voyagent à l’étranger, notamment celles qui sont victimes de dommages, de problèmes de santé, de problèmes de bagages, de vols retardés ou annulés, etc. Malheureusement, il n’existe pas de lignes directrices claires concernant les montants d’indemnisation, de sorte que la Commission examine chaque demande au cas par cas.

Lorsque vous voyagez, il est important de savoir quels sont vos droits si vous êtes confronté à l’un de ces problèmes. Les compagnies aériennes peuvent éviter de nombreux problèmes, et plus vous leur demandez de rendre des comptes, notamment dans le cadre de réglementations mondiales comme la Convention de Montréal, plus il est probable que les choses changent pour le mieux.

Qu’est-ce qui est couvert par la Convention de Montréal ?

La Convention de Montréal codifie la responsabilité financière des compagnies aériennes face à des circonstances imprévues. Cela inclut toute blessure ou tout décès survenant à la suite d’un vol, ainsi que les retards, les dommages, la perte de bagages ou de marchandises, etc. L’objectif était de créer un traité unique et universel pour régir la responsabilité des compagnies aériennes dans le monde entier. Cependant, depuis lors, de nombreux pays et continents ont mis en place des réglementations supplémentaires qui s’appliquent uniquement à leur juridiction.

Quelle indemnisation puis-je obtenir ?

La Convention de Montréal est un peu plus complexe que certaines autres lois sur l’indemnisation des compagnies aériennes dans le monde, car elle n’est pas spécifique quant aux montants que vous pouvez réclamer. Par exemple, la loi EU261 stipule que vous avez droit à une indemnité calculée en fonction du nombre de kilomètres parcourus et de la durée du retard, de sorte que lorsque vous présentez une demande, il n’y a aucun doute. Cependant, cela peut en fait jouer en votre faveur car les limites sont beaucoup plus élevées, et vous pouvez vous qualifier dans différents domaines pour une indemnisation maximale.

Demandes de dommages et intérêts

Si votre vol est retardé, annulé ou surbooké, vous pouvez déposer une demande d’indemnisation au titre de la Convention de Montréal. Cela inclut toutes les dépenses imprévues dues aux problèmes de transport aérien, y compris si vous devez payer des réservations d’hôtel, des repas, etc. Vous pouvez réclamer jusqu’à 7 000 $ pour tous les frais encourus à la suite de votre vol manqué, à condition qu’ils soient imputables à la compagnie aérienne. Ce montant est généreux, ce qui laisse une grande marge de manœuvre pour couvrir diverses dépenses qui n’auraient pas été prises en compte autrement.

Problèmes de bagages

La Convention de Montréal couvre également les problèmes liés à vos bagages. Cela peut inclure si vos bagages sont :

  • Endommagés.
  • Perdus.
  • Retardés.

La Convention de Montréal vous permet de réclamer jusqu’à 1 700 dollars en cas de problème avec vos bagages, ce qui est beaucoup plus généreux que d’autres règlements similaires. Si vous devez acheter des vêtements à la suite d’un problème de bagages, vous pouvez prétendre à des dommages et intérêts.

Si vous cherchez à obtenir une indemnisation, vous devez déposer une demande dès que possible. Il existe des délais stricts qui pourraient avoir une incidence sur votre droit à recevoir une compensation financière. Ces règles sont destinées à protéger à la fois le passager et les compagnies aériennes. N’oubliez pas que les problèmes doivent être du ressort de la compagnie aérienne pour être admissibles.

Pays membres de la Convention de Montréal

Tout comme l’UE261, certains pays font partie de la Convention de Montréal. La bonne nouvelle est que plus de 135 pays et territoires sont actuellement inclus dans la Convention de Montréal. Cela signifie que cette importante réglementation s’applique à tous les vols internationaux entre ces pays et territoires éligibles, protégeant ainsi vos droits pour une plus grande tranquillité d’esprit.

La bonne nouvelle est que la plupart des grands centres d’aviation sont membres de la Convention de Montréal, y compris les États membres de l’Union européenne et les États membres des Nations unies. Si vous avez des questions, veuillez consulter ci-dessous la liste complète des pays signataires de la Convention de Montréal.

Pays
Albanie Fidji Macédoine du Nord
Argentine Finlande Norvège
Arménie France Oman
Australie Gabon Pakistan
Autriche Gambie Panama
Azerbaïdjan Géorgie Paraguay
Bahamas Allemagne Pérou
Bahreïn Ghana Philippines
Bangladesh Grèce Pologne
Barbade Guatemala Portugal
Belgique Guyane Qatar
Belize Honduras République de Corée
Bénin Hongrie République de Moldavie
Bolivie Islande Roumanie
Bosnie-Herzégovine Inde Fédération de Russie
Botswana Indonésie Rwanda
Brésil Irlande Saint Vincent et les Grenadines
Brunei Darussalam Israël Arabie Saoudite
Bulgarie Italie Sénégal
Burkina Faso Jamaïque Serbie
Cabo Verde Japon Seychelles
Cambodge Jordanie Sierra Leone
Cameroun Kazakhstan Singapour
Canada Kenya Slovaquie
République Centrafricaine Koweït Slovénie
Tchad Lettonie Afrique du Sud
Chili Liban Espagne
Chine Lituanie Sri Lanka
Colombie Luxembourg Soudan
Congo Madagascar Suède
Cook (îles) Malaisie Suisse
Costa Rica Maldives République arabe syrienne
Côte d’Ivoire Mali Thaïlande
Croatie Malte Togo
Cuba Maurice Tonga
Chypre Mexique Tunisie
République tchèque Monaco Turquie
République démocratique du Congo Mongolie Ouganda
Danemark Monténégro Ukraine
République dominicaine Maroc Emirats Arabes Unis
Équateur Mozambique Royaume-Uni
Égypte Namibie République-Unie de Tanzanie
El Salvador Népal Etats-Unis d’Amérique
Guinée équatoriale Pays-Bas Uruguay
Estonie Nouvelle-Zélande Vantuatu
Eswatini Niger Viet Nam
Éthiopie Nigeria Zambie

Quels vols sont couverts par la Convention de Montréal ?

La Convention de Montréal est très générale et, heureusement, de nombreuses situations sont admissibles. Ces situations incluent, mais ne sont pas limitées à :

  • Les retards de vol.
  • L’annulation d’un vol.
  • La surréservation.
  • Blessure ou décès causés par un vol.
  • Perte de bagages.
  • Bagages endommagés.

Il est important de noter que la Convention de Montréal ne s’applique qu’aux dommages résultant de l’interruption de votre vol, et non au vol lui-même. Dans la plupart des cas, les dommages signifient des coûts financiers. Si vous avez encouru des frais supplémentaires en raison de la perturbation du vol, la Convention de Montréal s’applique. Lorsque vous présentez une demande d’indemnisation, vous devez fournir des justificatifs ; veillez donc à conserver tous les reçus et factures.

Par exemple, si vous avez dû passer une nuit supplémentaire à l’hôtel, commander de la nourriture et des boissons pendant un retard, acheter des vêtements en raison de la perte de vos bagages, etc. Vous n’avez dû les payer qu’en raison de la faute de la compagnie aérienne, et celle-ci est responsable en vertu de la convention de Montréal.

Dont le montant varie. Vous pouvez demander jusqu’à 7 000 $ de dommages matériels et 1 700 $ de dommages pour les bagages perdus.

Vols internationaux

L’une des règles les plus importantes de la Convention de Montréal est que votre vol doit être international et que vous devez avoir des points de contact dans les pays membres pour être admissible. Les vols intérieurs dans un même pays ne sont généralement pas concernés, bien qu’il y ait quelques exceptions. Par exemple, si votre vol part et arrive dans le même pays, mais a une escale dans un autre pays, il est considéré comme un vol international.

Les vols intérieurs ne sont pas concernés, mais cela ne signifie pas que vous n’avez pas droit à une indemnisation. Vous devrez plutôt vérifier les autres réglementations pour voir si elles s’appliquent. La Convention de Montréal ne s’appliquera pas à vous dans ce cas.

Quels sont les vols qui ne sont PAS couverts par la Convention de Montréal ?

La Convention de Montréal ne s’applique qu’aux vols internationaux. Si vous prenez un vol intérieur, vous devrez chercher ailleurs pour obtenir un dédommagement financier en vertu de la loi. En outre, les circonstances de votre retard, de la perte de vos bagages ou de tout autre problème lié au vol doivent être imputables à la compagnie aérienne. Il ne peut s’agir de circonstances extraordinaires, qui incluent, sans s’y limiter, les éléments suivants :

  • Conditions météorologiques défavorables
  • Problèmes de sécurité ou de sûreté
  • Grèves des contrôleurs aériens ou des employés de l’aéroport
  • Troubles politiques

Cependant, ce n’est pas parce qu’il existe des circonstances extraordinaires qu’il n’y a pas d’exceptions à la règle. Après tout, la Convention de Montréal a été mise en place pour protéger les passagers.

Mesures raisonnables

Tant que les compagnies aériennes ont pris des mesures raisonnables pour éviter tout problème, elles ne seront pas responsables. Toutefois, ces mesures s’appliquent même en cas de circonstances imprévues. Si d’autres compagnies aériennes ont anticipé les conditions météorologiques et accommodé leurs passagers en conséquence, vous pouvez quand même prétendre à une indemnisation.

Il n’est jamais inutile de vérifier si vous avez droit à une indemnisation, même si vous pensez ne pas être couvert. La pire chose qu’ils puissent faire est de vous dire non, et vous ne perdrez rien d’autre que le temps que vous avez mis à déposer une demande d’indemnisation. Ce n’est pas pour rien que la Convention de Montréal est générale et que la plupart des passagers ont droit à une indemnisation.

Quels sont mes droits en vertu de la Convention de Montréal ?

Tout comme l’UE261 ou l’ANAC 400 du Brésil, vous avez des droits en vertu de la Convention de Montréal. Cependant, comme la loi s’applique aux dommages plutôt qu’aux inconvénients persistants, vos droits sont un peu différents. Le mot le plus important que vous devez retenir lorsque vous pensez à la Convention de Montréal est « dommages ». Il s’agit des dépenses financières supplémentaires que vous avez encourues en raison du retard, et c’est ce que vous allez demander dans le cas de retards de vols et de problèmes de bagages.

Retards de vol

Les retards de vol se produisent et, au lieu de fixer un montant en fonction de la durée du retard ou du nombre de kilomètres parcourus par le vol, la Convention de Montréal vous permet de réclamer les dommages que vous avez subis en raison du vol. Avez-vous dû réserver un hôtel ? Prendre des transports supplémentaires ? Prendre des repas supplémentaires ? Qu’en est-il de vos bagages ? Avez-vous dû acheter de nouveaux vêtements jusqu’à ce qu’on vous rende vos bagages enregistrés ? Tous ces éléments sont considérés comme des dommages, alors assurez-vous de conserver tous vos reçus.

Bien que la plupart des dommages-intérêts s’appliquent aux pertes monétaires, vous pouvez également demander des dommages-intérêts pour préjudice moral, notamment si vous avez manqué un événement important. Les préjudices moraux étant plus difficiles à quantifier, ils sont examinés au cas par cas. Si vous essayez de réclamer des dommages-intérêts pour préjudice moral, vous voudrez peut-être faire appel à un avocat spécialisé pour maximiser vos chances de gagner.

Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de limite fixée que le montant que vous pouvez réclamer à la compagnie aérienne est illimité. Il y a un plafond d’environ 7000 $ que vous pouvez réclamer. Il provient du Fonds monétaire international et s’appelle Droit de tirage spécial. Le maximum que vous pouvez recevoir en dommages-intérêts pour le vol est de 7 000 $, quel que soit le montant de vos dépenses, alors assurez-vous de ne pas dépasser ce budget.

Problèmes de bagages

La Convention de Montréal s’applique également aux problèmes de bagages, y compris les bagages retardés, perdus ou endommagés. Si ces problèmes se sont produits alors que votre bagage était sous la responsabilité de la compagnie aérienne, vous pouvez réclamer jusqu’à 1 700 $.

  • Les bagages endommagés doivent être déclarés sous 7 jours.
  • Les bagages retardés doivent être déclarés sous 21 jours.
  • Les bagages perdus doivent être déclarés dans les deux ans.

Si vous avez des problèmes avec vos bagages, vous devez soumettre la réclamation immédiatement. Il est préférable que vous le fassiez avant de quitter l’aéroport, gardez cela à l’esprit. Toute réclamation déposée en dehors de ces paramètres ne sera pas acceptée.

Délai de la Convention de Montréal pour déposer une réclamation

Le délai dont vous disposez pour présenter une réclamation dépend de la nature de votre problème. Il varie de 7 jours à 2 ans, il est donc important de bien suivre la situation. Il est préférable de soumettre votre réclamation le plus tôt possible afin de bénéficier d’un service plus rapide. Il y a moins de chances que vous ne perdiez pas de documents importants si vous les soumettez dès que possible.

La Convention de Montréal a été mise en place pour protéger les droits des passagers, mais elle n’a de valeur que si vous présentez votre demande en temps voulu. L’argent est à portée de main. Tout ce que vous avez à faire est de déposer une demande.

Problème Délai de réclamation
Retard de vol 2 ans
Bagage endommagé 7 jours
Bagage retardé 21 jours
Bagage perdu 2 ans

Remboursements et remplacement des billets d’avion

Contrairement à d’autres lois sur l’indemnisation des vols, la Convention de Montréal ne couvre pas les remboursements et le remplacement des billets d’avion, elle ne couvre que les dommages physiques et émotionnels que vous subissez en raison de ces retards. Vous devrez travailler directement avec votre compagnie aérienne pour obtenir un remboursement ou un remplacement.

La bonne nouvelle, c’est que de nombreuses compagnies aériennes ont mis en place des procédures pour vous permettre d’arriver à destination aussi facilement que possible. Personne n’aime les retards, c’est pourquoi elles s’efforcent de vous amener là où vous devez être, la plupart du temps par le prochain vol. Si elles n’y parviennent pas et que cela entraîne des frais, vous pouvez demander des dommages et intérêts en vertu de la Convention de Montréal.

Comment présenter votre demande au titre de la Convention de Montréal ?

Maintenant que vous connaissez vos droits, vous souhaitez déposer une réclamation. Vous pouvez le faire de deux façons. Vous pouvez travailler directement avec la compagnie aérienne ou vous associer à une société spécialisée qui plaidera en votre faveur. Pour que ces deux démarches soient couronnées de succès, vous devez disposer d’un maximum de documents.

Si vous souhaitez déposer vous-même une demande d’indemnisation, rassemblez toutes vos preuves. Cela inclut des copies de vos informations de vol, de vos retards, de vos reçus, de vos factures et de tout autre document. Si vous êtes confronté à des retards, essayez d’obtenir une copie du motif par écrit. Tout cela vous aidera à justifier votre demande. Une fois prête, soumettez-la à leur service clientèle et attendez la réponse. Bien souvent, ils essaieront d’éviter d’assumer la responsabilité financière.

Les compagnies spécialisées peuvent également vous aider car elles connaissent les tenants et aboutissants des lois sur l’indemnisation des vols, y compris la Convention de Montréal. Soumettez vos informations sur le site web, et elles vous feront savoir si elles acceptent votre cas. Vous ne payez que si vous gagnez, et il s’agit souvent de frais fixes prélevés sur vos gains, mais des frais supplémentaires peuvent s’appliquer s’ils doivent aller au tribunal en votre nom.

Conclusion

La Convention de Montréal n’est peut-être pas aussi claire que d’autres réglementations aériennes, mais vous pourrez réclamer vos dommages et intérêts et recevoir une compensation financière si le problème est imputable à la compagnie aérienne. Cela vaut la peine de soumettre une demande d’indemnisation pour voir à combien s’élève la valeur de votre désagrément – elle pourrait atteindre 7 000 dollars !